Expérimentation de Vaisselle lavable sur le festival Entre Rhône et Saône : une réussite à la sauce zéro déchet

Nous vous en parlions dans un article du mois précédent, le Plan Zéro Plastique de la Métropole de Lyon s’est mis en action en cette fin de mois de juin. C’est à l’occasion de la 4ème édition du Festival Entre Rhône et Saône (FERES) que les grand·es lyonnais·es ont découvert l’expérimentation.

Ce rendez-vous annuel a pour ambition de célébrer ses emblématiques fleuves : le Rhône et la Saône, tout en sensibilisant à leur préservation. Cette année, l’évènement s’est tenu du 27 au 29 juin et a séduit près de 35 000 visiteur·euses.

Ses activités familiales et populaires (spectacles en scène ouverte, banquet partagé, ateliers créatifs, village de stands associatifs…) se sont étalées des berges de la Guillotière à Confluence sous un soleil estival.

C’est dans ce cadre que le Grand Lyon a expérimenté la mise à disposition de  vaisselle lavable et fontaines mobiles « Cubdo » qui s’inscrit dans le 2ème enjeu du plan 0 plastique « Développer le réemploi sur les sites et espace publics de la Métropole ». Elle vient traduire l’objectif n°3 de ce plan qui vise à “Rendre obligatoire la vaisselle réemployable dans les événements organisés sur l’espace public”.

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Bobi- Réemploi : un expert pour l’avenir du BTP

Selon les données de 2015 évoquée dans un autre article du blog de Zéro Déchet, 4,6 millions de tonnes de déchets ont été produits sur le bassin de l’agglomération de Lyon. Pour réfléchir à une économie de la fonctionnalité, il existe à Lyon l’entreprise Bobi-Réemploi (qui n’a rien à voir avec Bob le Bricoleur), entreprise pour la réduction des déchets sur les grands chantiers du BTP mais pas que…

Article rédigé par Anne-Sophie

De gauche à droite: Sophie, Théo et Ilona
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L’heure d’une Métropole Zéro Déchet : Économie circulaire

Notre association Zéro Déchet Lyon vous propose son scénario pour un programme Zéro Déchet sur la Métropole de Lyon. L’objectif : une réduction de 50 % de l’incinération sur notre territoire lyonnais par des alternatives économiques, locales et circulaires créatrices de milliers d’emplois !

Rédigé avec la collaboration d’une vingtaine d’acteurs·ices du territoire, il s’articule autour de 6 thèmes. Découvrez notre cinquième axe, l’économie circulaire.

ÉCONOMIE CIRCULAIRE

A l’heure d’une prise de conscience de la finitude des ressources de la planète, il convient de remettre en cause notre modèle économique linéaire (extraire, fabriquer, consommer, jeter) et de favoriser un modèle d’économie circulaire, allant de l’approvisionnement durable à l’allongement de la durée d’usage en passant par l’éco-conception ou encore la consommation durable.

Pour cela, il faut repenser nos modes de production et de consommation, notamment à travers les activités de réemploi et de réutilisation. Ces dernières permettent non seulement de prolonger la durée de vie des produits, de réduire l’apparition des déchets, de limiter la consommation de ressources mais aussi de créer des milliers d’emplois.

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Les biodéchets… Vous avez dit « déchets » ?

Pas le temps de tout lire ? Retrouvez notre synthèse par ici

de la mousse qui pousse

Les biodéchets* (épluchures, gaspillage alimentaire, déchets de jardin…) constituent une part non négligeable de nos poubelles avec 115 kg par an par habitant [1]soit 30% de la poubelle grise ! Sans parler du gisement de biodéchets des gros producteurs (marchés, restaurateurs, paysagistes, etc).  Aujourd’hui ils finissent en incinération ou en décharge. Quelle aberration quand l’on sait qu’ils sont une source de vie pour les sols ! La Loi sur la transition énergétique pour la croissance verte fixe l’obligation pour les collectivités à mettre en place, d’ici 2025, une organisation permettant aux usagers de trier les déchets organiques à la source pour les valoriser. Pourquoi est-ce si important et où en sommes-nous à Lyon, telles sont les questions auxquelles nous allons répondre dans cet article.

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McDonald’s : une politique déchets à contre-courant de l’économie circulaire

Cet article a initialement été rédigé  par Zero Waste France et publié sur leur site. Nous le relayons.

En tant que principale chaîne de restauration rapide, premier franchiseur, second employeur privé à travers le monde, premier distributeur de jouets (via les Happy Meal™) et l’un des principaux clients de l’industrie agro-alimentaire, McDonald’s marque de son empreinte l’économie mondiale, mais aussi l’environnement. Si la multinationale est déjà sous le feu des critiques pour ses pratiques fiscales, sociales, voire anticoncurrentielles, ses pratiques environnementales en matière de gestion des déchets n’avaient pas encore fait l’objet d’un examen approfondi, notamment en France, deuxième marché mondial de l’enseigne en termes de chiffre d’affaires juste derrière les Etats-Unis.

A l’occasion de l’assemblée générale annuelle de McDonald’s à Chicago, Zero Waste France publie un rapport qui analyse la politique déchets de l’enseigne : modèle du tout jetable, faible taux de recyclage et absence de transparence dans les données communiquées.. les marges de progrès sont importantes pour McDonald’s France !

Déchets de McDonald’s : des résultats en régression

Le principe du tout-jetable sur lequel est fondé le modèle d’entreprise de McDonald’s est responsable de la production d’une quantité considérable de déchets : chaque minute, l’entreprise utilise près de 2,8 tonnes d’emballages jetables pour servir ses clients à travers le monde, ce qui représente 115 tonnes d’emballages jetés par jour en France (soit plus d’1 kg par seconde !). Malgré les  actions d’éco-conception mises en avant par l’entreprise dans son plan déchets, la production totale de déchets de McDonald’s semble être en augmentation en France, de l’ordre de 20% entre 2013 et 2015.

Du côté du recyclage, l’entreprise affiche des chiffres en baisse : de 26,5% de recyclage en 2013 à 25% en 2015. Le tri ne semble toujours pas généralisé à l’ensemble des restaurants en France.

Enfin, la proportion des déchets organiques dans le total des déchets produits par McDonald’s a augmenté de 13 à 20,3% entre 2013 et 2015. La plupart des ingrédients utilisés par l’entreprise ne nécessitant pas d’étape de préparation supplémentaire en cuisine, on peut estimer qu’une part importante de ces déchets correspond à du gaspillage alimentaire, qui aurait ainsi considérablement augmenté en deux ans.

Une politique à “géographie variable”

La politique déchets de McDonald’s se caractérise par ailleurs par des mesures à « géographie variable », malgré des menus et un service standardisés à travers le monde.

Ainsi, seuls 25% des déchets produits par McDonald’s en France sont recyclés alors que dans des pays européens voisins (Allemagne, Belgique, Pays-Bas), l’entreprise affiche des taux de recyclage de plus de 90%. 

La logique est la même pour la composition des emballages. McDonald’s a abandonné les boîtes de sandwiches en polystyrène (1990) et les gobelets en polystyrène (2013) aux Etats-Unis, en raison de l’impact environnemental de ce matériau. En revanche, l’enseigne continue d’utiliser le polystyrène dans de nombreux autres pays, notamment en Chine. Une pratique dénoncée par plusieurs associations qui demande à McDonald’s, à l’occasion de l’assemblée générale du groupe, de bannir l’utilisation du polystyrène partout dans le monde.

Un Manque de transparence

La politique déchet de McDonald’s France se caractérise également par une certaine opacité. Ainsi, contrairement à d’autres filiales comme McDonald’s Allemagne, l’enseigne ne communique ni la quantité de déchets produits par ses restaurants chaque année, ni le nombre de restaurants ayant mis en place le tri.

Zero Waste France a ainsi adressé un courrier à l’entreprise pour demander que soient communiqués ces données. De nouvelles réglementations sont en effet entrées en vigueur ces dernières années qui obligent les entreprises à trier les déchets organiques et les déchets recyclables en papier carton au delà de certaines quantités. Un respect des réglementations que les clients de l’enseigne devraient être en mesure de vérifier.

Le secteur de la restauration rapide A l’Heure de l’économie circulaire

Le rapport dresse en conclusion un certain nombre de recommandations pour diminuer les quantités de déchets produits par McDonald’s France, allant de l’utilisation de vaisselle réutilisable pour les repas sur place à la généralisation du tri dans tous les restaurants. Si McDonald’s porte une responsabilité particulière en matière de production de déchets au regard de sa taille et de ses activités, ces recommandations s’adressent également aux autres acteurs du secteur de la restauration rapide, dont le modèle repose souvent sur le tout-jetable.