Élections métropolitaines 2026 : les candidat·es répondent à nos questions !

Dans la perspective des élections métropolitaines qui se tiendront les 15 et 22 mars 2026, les associations Zéro Déchet Lyon et 3.49 ont interpellé les listes candidates sur 3 grandes thématiques :

🚮 Les déchets

🗳️ La démocratie

❤️ La vie associative

Les candidates et candidats avaient 3 semaines pour répondre, par écrit, aux questions posées. Afin d’assurer l’équité entre les partis, un nombre de caractères maximum a été imposé.

Voici les questions que nous leur avons soumises ainsi que leurs retours.

Déchets : D’après un sondage mené sur la Métropole de Lyon entre septembre et  octobre, les citoyens et citoyennes ont de réelles attentes sur la mise  en place de solutions concrètes pour réduire les déchets, notamment les  emballages. Que proposez-vous pour y remédier ? 

 

Avançons Ensemble Grand Coeur Lyonnais

Depuis 2020, la Métropole a engagé un changement de stratégie : passer d’une gestion des déchets à une politique de réduction à la source, de réemploi et de valorisation locale des matières.

Plusieurs avancées importantes ont été réalisées :

  • la généralisation du tri à la source des biodéchets, avec l’installation de bornes à compost et la distribution de composteurs individuels ou partagés
  • une baisse de 14 % des ordures ménagères résiduelles
  • le soutien au réemploi et aux ressourceries, avec des donneries dans les déchetteries
  • le financement de dispositifs de consigne pour la restauration à emporter et le déploiement d’une vaisselle réemployable pour les événements.

Pour le prochain mandat, nous proposons d’amplifier cette dynamique :

  • Rendre le vrac accessible dans tous les quartiers, en renforçant l’accompagnement des commerces
  • Structurer une filière territoriale du réemploi (contenants alimentaires et les emballages…)
  • Développer les donneries et les solutions de seconde vie
  • Renforcer la prévention et la réduction à la source, en poursuivant l’adaptation des collectes, en améliorant l’accès au tri et en développant la sensibilisation
  • Lutter contre le plastique à usage unique, notamment dans les équipements publics et les structures de la petite enfance.

​La réduction des déchets est un sujet sur lequel la Métropole de Lyon n’a pas de compétence et peu de leviers d’action. En revanche, elle peut agir sur la recyclage et le réemploi de l’ensemble des biens et matériaux qui terminent leur parcours dans les déchetteries et autres incinérateurs du territoire. A ce titre, l’ambition de « Grand Cœur Lyonnais » est d’impliquer fortement les acteurs du territoire dans la mise en œuvre de l’économie circulaire, élément essentiel à la réussite de la transition écologique. Aujourd’hui, nous recyclons à peine 35% des matières que nous récupérons et le réemploi est marginal (0.08% à 0.05% pendant ce mandat). Nous pouvons faire beaucoup mieux et, à cette fin, nous travaillerons avec l’ensemble des acteurs – associations et entreprises – à la mise en place d’une chaîne de valeur du déchet permettant de récupérer, trier, recycler et réemployer localement de façon optimale les déchets produits ici que nous considérons comme une ressource pour le territoire.

🔎 Notre analyse : 

La compétence déchets est une compétence qui incombe à la métropole, tant sur la partie gestion que sur la prévention. La gestion de la fin de vie des déchets est essentielle mais il est primordial de limiter les déchets à la source pour réduire la pression sur les ressources naturelles. En matière de fin de vie, le réemploi doit s’imposer comme la norme. Nous saluons donc les solutions d’Avançons Ensemble, alignées avec nos propositions disponibles ici, et regrettons que Grand Cœur Lyonnais ne s’empare pas du sujet de réduction en dehors du réemploi.

 

Démocratie : Plusieurs communes et communautés de communes ont déjà mis en place des modalités pour que les citoyen·nes les interpellent pour améliorer quelque chose dans la Métropole ou leur quotidien, et répondre ainsi à leurs besoins. Cela favorise l’auto-organisation et permet de faire vivre la démocratie locale. Quelles procédures d’interpellations comptez-vous mettre en place (pétition, rassemblement, plateforme de la métropole) et comment comptez-vous impliquer les citoyen·ne·s dans les travaux menés dans ce cadre-là ?

Avançons Ensemble Grand Coeur Lyonnais

La transition ne peut réussir que si elle est construite avec les habitants. La Métropole de Lyon a ainsi engagé, depuis 2020, plusieurs démarches de démocratie participative :

– L’Assemblée des usagers de l’eau, lors du passage de l’eau potable en régie, associe des citoyens, des associations et des acteurs du territoire à la gouvernance de ce bien commun

– La Convention métropolitaine pour le climat a permis à un panel citoyen représentatif de formuler des propositions pour adapter le territoire aux effets du réchauffement climatique

Ces démarches constituent des expériences importantes pour renouveler les pratiques démocratiques et associer directement les habitants aux décisions.

Pour le prochain mandat, nous amplifierions cette dynamique avec :

  • l’organisation d’une convention citoyenne métropolitaine sur la qualité de l’air
  • le soutien à l’institut écocitoyen des pollutions
  • le développement de démarches participatives sur les politiques métropolitaines
  • le renforcement des outils de participation existants, notamment les plateformes numériques et les dispositifs de concertation territoriale.

L’objectif est de favoriser l’expression citoyenne et d’améliorer l’efficacité des politiques publiques.

A l’échelle de la Ville de Lyon, le projet « Cœur Lyonnais » propose de nouveaux processus dans la gouvernance pour restaurer la confiance entre habitants et représentants. A ce titre, Jean-Michel Aulas s’est engagé à réaliser des consultations, à l’échelle de la Ville et à l’échelle de l’arrondissement. Ces consultations, à l’instar de modèles qui ont été déployés au Canada notamment, permettront à nos concitoyens non seulement donner leur avis sur des propositions précises et intelligibles (choix A,B,C avec avantages et inconvénients de chacun) mais aussi de s’exprimer sur lesdits choix (verbatim). Par ailleurs, nous proposons d’instaurer un « DIL », droit d’initiative local, permettant aux Conseils de quartier et autres CIL de présenter un projet en conseil d’arrondissement ou en Conseil municipal où il sera débattu et voté. Enfin, dans les arrondissements, des élus seront clairement identifiés comme des référents de quartier pour être les récipiendaires naturels des attentes, dysfonctionnements ou satisfecits constatés. Ceci dans le cadre notamment du « City score », proposition centrale du projet « Coeur lyonnais » visant à ce que les politiques publiques locales affichent leurs objectifs, les moyens de les atteindre et les étapes intermédiaires qui seront des occasions de débattre avec les citoyens tout au long du mandat. 

Monde associatif : Le monde associatif est en grande souffrance et de nombreuses structures se voient dans l’obligation de réduire leurs effectifs et/ou de cesser leurs activités. Que pensez-vous mettre en œuvre pour soutenir le tissu associatif local ?

Avançons Ensemble Grand Coeur Lyonnais

Le tissu associatif constitue un pilier de la vie démocratique, sociale et culturelle du territoire. Il joue un rôle irremplaçable dans les domaines de la solidarité, de la transition écologique, de la culture, du sport ou encore de l’éducation populaire.

Nous sommes conscients des difficultés que rencontrent aujourd’hui de nombreuses associations : hausse des coûts, fragilisation des financements, notamment de la Région…

Pour y répondre, plusieurs orientations continueront de guider notre action :

  • Maintenir et sécuriser les financements associatifs, en développant davantage les conventions pluriannuelles (sur trois ans).
  • Simplifier les démarches administratives, notamment pour l’accès aux subventions et aux dispositifs d’accompagnement.
  • Renforcer les partenariats avec les associations, en reconnaissant leur rôle de co-construction des politiques publiques.
  • Soutenir les initiatives associatives dans les quartiers, notamment celles qui agissent en faveur de la solidarité, de l’écologie et du lien social.

Au-delà du soutien financier, il s’agit de reconnaître pleinement le rôle structurant du monde associatif dans la vitalité démocratique et la cohésion sociale de la métropole.

U​ne promesse faite depuis longtemps par les acteurs politiques locaux mérite d’être mise en œuvre au cours du prochain mandat : l’engagement sur des financements pluriannuels, permettant d’apporter de la stabilité aux acteurs associatifs sur lesquels la Collectivité s’appuie pour la mise en œuvre de ses politiques publiques. Des périodes de  3 ans peuvent légitimement être établies afin d’engager les acteurs associatifs dans un dialogue constructif avec la Collectivité s’appuyant sur les objectifs recherchés et les moyens pour y parvenir, et étayés par des évaluations solides des résultats obtenus. Nous voulons réinstaurer la confiance entre les acteurs associatifs, créateurs de liens sociaux essentiels au dynamisme du territoire, et les institutions locales.

🔎 Notre analyse : 

Les conventions pluriannuelles sont essentielles pour permettre aux associations de mener leurs projets dans la durée. Nous regrettons toutefois qu’aucune mention ne soit faite des frais de fonctionnement, quasiment plus jamais couverts par les subventions qui permettent pourtant de financer les frais indispensables des structures (ressources humaines, locaux, etc.).

Élections métropolitaines du Grand Lyon : des améliorations attendues sur la réduction des déchets

Dans la perspective des élections métropolitaines, qui auront lieu les 15 et 22 mars 2026, l’association Zéro Déchet Lyon a interrogé 200 citoyens et citoyennes de la métropole lyonnaise du 1er septembre au 2 octobre 2025, en ligne et en face-à-face (marchés, lieux publics, évènements, etc.), afin de mieux comprendre leurs attentes en matière de gestion et prévention des déchets. Ce sondage a été mené dans 8 communes de l’agglomération.

Lire la suite « Élections métropolitaines du Grand Lyon : des améliorations attendues sur la réduction des déchets »

Adoption du nouveau Programme Local de Prévention des Déchets Ménagers et Assimilés : on dresse le bilan

La Métropole de Lyon a adopté ce 23 Juin 2025 son nouveau Programme Local de Prévention des Déchets Ménagers et Assimilés (PLPDMA) pour les années 2025 à 2030Le précédent document, démarré en 2019, s’est achevé en 2024.

Pour rappel, ce document de planification obligatoire doit être rédigé par les collectivités territoriales qui assurent la collecte des déchets ménagers, dans l’objectif de coordonner les instances publiques et privées dans l’organisation de la prévention et la gestion des déchets ménagers et assimilés sur un territoire.

Lire la suite « Adoption du nouveau Programme Local de Prévention des Déchets Ménagers et Assimilés : on dresse le bilan »

PFAS : Comment lutter contre la plus grande pollution du monde ?

Développées par les industriels à partir des années 1950, les per- et polyfluoroalkylées, plus connus sous le nom de PFAS, constituent une famille de plus de 4000 des substances chimiques à la chaîne de molécules très stables donc résistantes. Ces propriétés représentent une aubaine pour les industriels mais signifient également que les molécules ne se dégradent pas, ni dans l’environnement ni dans notre corps. Pire, ils s’accumulent. C’est ce qui leur a valu le nom de « polluants éternels ».

Aujourd’hui, les PFAS sont à l’origine de la pollution la plus importante de l’humanité, notamment parce qu’elle est très diffuse et difficilement réversible.

Lire la suite « PFAS : Comment lutter contre la plus grande pollution du monde ? »

Mois du vrac et du réemploi « Le vrac c’est moins hygiénique !

Le marché du vrac en France a pris son envol à partir de 2016, porté par un contexte propice à son développement (préoccupations des consommateur·rices, contexte législatif, création du Réseau Vrac & Réemploi la même année etc.). Mais en 2021, il traverse une période plus difficile avec une baisse de fréquentation significative notamment des épiceries locales, menant à des fermetures en série. L’équipe de Zéro Déchet Lyon avait enquêté sur les freins et leviers et alerté sur cette crise à l’été 2024. Retrouvez les résultats de ce travail dans cet article.

A l’occasion de ce mois de Mars, mois du vrac et du réemploi, Zéro Déchet Lyon revient sur quelques fausses idées qui entourent ces pratiques de consommation, afin de (re)démontrer l’accessibilité et les multiples intérêts à soutenir ces pratiques tout en remettant la lumière sur les épiceries vrac de quartier en grandes difficultés et pourtant essentielles pour aider à réduire déchets et gaspillages.

Chaque jour de cette semaine, découvrez la réalité derrière une fausse idée sur le vrac.

Fausse idée n°3 : « Le vrac c’est moins hygiénique « 

Est-ce meilleur pour la santé de consommer des produits en vrac ? Ou bien à l’inverse, les produits vendus en vrac sont-ils moins hygiéniques ? C’est à ces questions que l’on répond aujourd’hui.

Plastique et protection des aliments, une fausse bonne idée ?

Dans l’industrie agro-alimentaire, les emballages en plastique restent encore à ce jour les premiers modes de conditionnement utilisés. S’ils semblent présenter plusieurs aspects pratiques dont principalement  la légèreté, cela fait maintenant plusieurs années que des études scientifiques interrogent voir relient leur présence et des impacts sur la santé humaine et l’environnement. En 2019, un rapport du Centre pour le droit international de l’environnement (CIEL), en collaboration avec les Universités américaines d’Exeter et UPSTREAM et des organismes Earthworks, Global Alliance for Incinerator Alternatives (GAIA), Healthy  Babies Bright Futures (HBBF), IPEN et Texas Environmental Justice  Advocacy Services (t.e.j.a.s.), rassemble des recherches qui exposent les risques toxiques distincts que les plastiques posent à la santé humaine à chaque étape de leur cycle de vie, de l’extraction des combustibles fossiles à leur élimination, en passant par leur utilisation par les consommateur·rices et bien au-delà.

Il est alors démontré que les plastiques, au contact des aliments qu’ils doivent protéger, ont en réalité plutôt tendance à les contaminer via des particules de micro-plastiques et leur ribambelle d’additifs (dont des polluants éternels tels que les PFAS (per- et polyfluoroalkylées) ou des molécules classées comme perturbateurs endocriniens : Parabens, bisphénols… ) qui migrent des emballages vers les aliments, que nous ingérons ensuite.

Dans ce contexte, le vrac permet de réduire significativement ce phénomène, d’autant plus si les aliments achetés sont ensuite stockés dans des emballages moins ou pas du tout nocifs : sachets en papier, en tissus (cotons bio non blanchis ni lavés avec des lessives contenant des produits toxiques pour les organismes) ou bien dans des bocaux en verre (réutilisables à l’infini en les lavant comme de la vaisselle).

 

Une réglementation sécurisante

Sur le plan hygiène, les produits en vrac sont soumis à des normes spécifiques ainsi qu’à des contrôles réguliers. Ils sont par exemple soumis au règlement européen (CE) n° 178/2002, sur les principes et les prescriptions générales de la législation alimentaire, qui instaure 4 principes et 3 obligations assurant la sécurité des aliments vendus aux consommateur·rices.

La Loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire (1) (Loi AGEC) précise les modalités d’application de la mise en place du vrac dans le commerces. Elle explique notamment que « Tout consommateur final peut demander à être servi dans un contenant  apporté par ses soins, dans la mesure où ce dernier est visiblement  propre et adapté à la nature du produit acheté. » C’est donc le·la client·e qui est responsable de la propreté et de l’hygiène de son contenant.

Le détail des textes est à retrouver ci-dessous :

Concernant les denrées alimentaires, le règlement (CE) n° 178/2002 établissant les principes généraux et les prescriptions générales de la législation alimentaire, instituant l'Autorité européenne de sécurité des aliments et fixant des procédures relatives à la sécurité des denrées alimentaires s’applique au vrac.

Il pose 4 grands principes :

  • Le recours à l’analyse des risques par les autorités compétentes (processus comportant trois volets : l’évaluation (ou estimation) des risques - la gestion (ou management) des risques - et la communication sur les risques) ;
  • Le principe de précaution (dans le cas où il y a des effets nocifs possibles sur la santé et qu’il subsiste une incertitude scientifique, alors il faut mettre en place des mesures provisoires de gestion du risque dans l’attente d’autres informations scientifiques);
  • Le principe de transparence (informer les citoyens des risques et des mesures mises en place);
  • Le principe d’innocuité (aucun aliment n’est mis sur le marché s’il est dangereux).

Et 3 obligations :

  • La traçabilité (possibilité de retrouver l’histoire complète d’un aliment ou de l’ingrédient qui compose l’aliment);
  • La possibilité de retrait / rappel (Les produits susceptibles de présenter un risque pour la santé publique doivent être soit retirés, soit rappelés. Le retrait permet d’empêcher la distribution et l’exposition à la vente du produit concerné. Le rappel permet d’empêcher la consommation ou l’utilisation du produit qui a été vendu) ;
  • L’information des services de contrôle (informer les autorités des décisions de retrait/rappel ou d’une situation pouvant être préjudiciable pour la santé du consommateur).

Pour les produits détergents, le commerçant a obligation de s’assurer que les produits mis en vente sont conformes à la réglementation et de s’assurer qu’ils disposent des instructions et matériels requis pour réaliser la vente en vrac en toute sécurité pour le consommateur.

Pour les produits cosmétiques, le commerçant a l’obligation de s’assurer que les produits mis en vente sont conformes à la réglementation en vérifiant leur étiquetage et en assurant des conditions de stockage et de transport adaptées. Selon ce qui a été convenu en amont, c’est soit le fabricant soit le distributeur, qui s’assure de la sécurité sanitaire en matière de vente en vrac, depuis la réception des produits chez le distributeur jusqu’à la vente au consommateur.

Ces obligations découlent des règlements européens sur les produits cosmétiques et les détergents (dans lesquels il n’y a aucune obligation spécifique à la vente en vrac) et visent à protéger la santé du consommateur.

Article 41

Le titre II du livre Ier du code de la consommation est ainsi modifié :
1° A l'intitulé, les mots : « interdites et pratiques commerciales réglementées » sont supprimés ;
2° Au début, il est ajouté un chapitre Ier A ainsi rédigé :

« Chapitre Ier A
« Pratiques commerciales encouragées

« Section unique
« Vente de produits sans emballage

« Art. L. 120-1.-La vente en vrac se définit comme la vente au consommateur de produits présentés sans emballage, en quantité choisie par le consommateur, dans des contenants réemployables ou réutilisables. La vente en vrac est proposée en libre-service ou en service assisté dans les points de vente ambulants.
« Elle peut être conclue dans le cadre d'un contrat de vente à distance.
« Tout produit de consommation courante peut être vendu en vrac, sauf exceptions dûment justifiées par des raisons de santé publique.
« La liste des exceptions est fixée par décret.

« Art. L. 120-2.-Dans les commerces de vente au détail, le contenant réutilisable peut être fourni par le détaillant sur le lieu de vente ou être apporté par le consommateur.
« Tout consommateur final peut demander à être servi dans un contenant apporté par ses soins, dans la mesure où ce dernier est visiblement propre et adapté à la nature du produit acheté.
« Un affichage en magasin informe le consommateur final sur les règles de nettoyage et d'aptitude des contenants réutilisables.
« Dans ce cas, le consommateur est responsable de l'hygiène et de l'aptitude du contenant.
« Le commerçant peut refuser le service si le contenant proposé est manifestement sale ou inadapté. »

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/article_jo/JORFARTI000041553806

Des labels pour éloigner les risques sanitaires

En outre, ces produits “conventionnels” issus de la grande distribution :

  •  sont aussi en moyenne les plus sucrés, lorsqu’ils sont les moins chers en supermarché,  et entretiennent donc les inégalités sociales en terme d’accès à une alimentation saine pour tous et toutes
  • sont cultivés avec des pratiques et des produits toxiques pour l’environnement, le sol, l’eau, l’air, les pollinisateurs…
  • contiennent des pesticides lorsqu’ils ne sont pas bio, parfois même des OGM qui peuvent être source de maladies.

Concernant la qualité des produits distribués en vrac, elle varie d’un produit à l’autre mais peut-être assurée par la présence de labels biologiques, équitables (lorsque l’on est plus sensible à un aspect social) ou par le taux de transformation du produit.

D’après une enquête du Centre de Ressources et d’Informations Nutritionnelles (CERIN), l’augmentation de la part d’aliments peu ou pas transformés dans la ration est associée à un apport plus élevé en protéines animales, une consommation plus variée de protéines végétales, une qualité alimentaire globale améliorée et un risque cardiométabolique diminué.

Pour clore sur ce sujet, nous n’avons à ce jour pas connaissance de cas recensé d’intoxication alimentaire ou de personne tombée malade suite à la consommation de produits en vrac. En revanche les scandales sanitaires liés à des produits issus de la grande distribution sont hebdomadaires…

Ainsi tout dépendra de vos habitudes alimentaires mais retenons globalement que les épiceries proposant un conditionnement en vrac ont tendance à sélectionner des produits plus sains pour la santé, si bien qu’il s’agisse de la seconde raison pour laquelle les consommateurs réguliers s’y rendent, selon le rapport 2021 «Panorama et évaluation environnementale du vrac en France : état des lieux et analyse des pratiques »  de l’ADEME.