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Nouveau : La cartographie collaborative

Nous sommes heureux de vous présenter la carte Mon Commerce Zéro Déchet.

Vous pourrez chercher des commerçants en fonction de ce dont vous avez besoin et d’où vous habitez.

Alors venez découvrir la cartographie collaborative en cliquant sur l’image ci-dessous :

Merci à : Terre et Avenir, Zero Waste For Life – Localisateur et blog,Communecter, Zero Waste Paris, Tiff in Lyon – Zéro Déchet, Zero Waste Provence, pour leurs contributions.

Plus d’informations : https://zerodechetlyon.org/les-projets/mon-commerce-zero-dechet/

Abracada’vrac : entrepreneure Zéro déchet de juin

Et l’entrepreneure zéro déchet du mois de juin est : Jeanne, la créatrice d’Abracada’Vrac.

Portrait de Jeanne

Qui est Jeanne ?

Jeanne a commencé ses études en prépa littéraire spé philo. Puis, à la fin de sa licence de droit, elle a pris plusieurs semaines de calme pour réfléchir à ce qu’elle allait faire ensuite. Elle voulait prendre la bonne route, sentir qu’elle ne passait pas seulement ses journées à gagner sa croûte, mais aussi à faire quelque chose qui soit vraiment utile pour les autres.

C’est pendant cette période d’introspection qu’elle a vécu une énorme prise de conscience devant sa poubelle: en rentrant des courses, elle s’est rendue compte que rien qu’en rangeant ses achats dans le frigo, elle venait de remplir sa poubelle d’emballages. Elle s’est imaginée ce que cela devait représenter comme volume quotidien de déchets à l’échelle de la planète, et ça lui a paru vertigineux. Elle est allée sur internet pour trouver l’épicerie 100% vrac la plus proche de chez elle et… elle s’est rendue compte que ça n’existait pas en France!!! C’était en juin 2014, l’épicerie « La Recharge » allait ouvrir un mois plus tard à Bordeaux. Elle a décidé d’ouvrir une épicerie en vrac à Lyon, et ce projet riche d’expériences et de rencontres a duré deux ans mais ne s’est pas concrétisé, car au fond elle n’était pas faite pour la vie commerçante. Son vrai rêve, c’est de partir à la campagne construire une ferme auto-suffisante en énergie et ressources, pour pratiquer le maraîchage en permaculture. Après son mariage, le 24 juin, elle partira avec son époux faire du woofing dans toute la France pour apprendre le métier et rencontrer des paysans de toutes les régions!

Bref, le projet d’épicerie, qui s’appelait déjà Abracada’Vrac, s’est transformé en blog du même nom, pour aider les autres à réduire leurs déchets. Elle qui aime beaucoup écrire et réfléchir, elle a été comblée par ce travail qui lui a permis de partager ses astuces et réflexions avec un grand nombre de personnes, et même de se faire de nouveaux amis, qui l’ont contactée via le blog ! Ce point de contact avec un grand nombre de personnes en transition vers le zéro déchet lui a également permis de se rendre compte que nous avons tous la même problématique lorsque nous voulons faire les courses en vrac : très souvent, nous ne savons pas où aller pour trouver certains produits sans emballage. C’est comme ça que lui est progressivement venue l’idée du localisateur de vrac qu’est Abracada’Vrac aujourd’hui.

aperçu du site internet

Localisateur de vrac

Abracada’Vrac est donc un localisateur de vrac permettant aux utilisateurs d’écrire le nom d’un produit qu’ils cherchent pour obtenir la liste des boutiques dans leur ville qui vendent ce produit en vrac.

L’idée : moins de déchets pour les consommateurs et plus de clients pour les commerçants engagés dans ce mode de vente.

D’autre part, les commerçants auront accès aux statistiques de recherches, ce qui leur permettra de rajouter dans leur magasin les produits recherchés par les consommateurs : ainsi, Abracada’Vrac a aussi pour but de contribuer à l’élargissement des gammes vrac proposées dans les magasins.

Pour faire un beau site qui soit agréable à utiliser pour tout le monde et durable dans le temps, elle a décidé de créer un véritable modèle économique autour de ce projet, qui est une entreprise depuis fin 2016 : le site est gratuit pour les utilisateurs et payant pour les commerçants car il s’apparente pour eux à un service de publicité en augmentant leur visibilité et en augmentant leurs clientèle. Pour référencer leurs produits, les commerçants paient un abonnement s’élevant à 150 euros HT/an, ce qui correspond à peu près à leur facture de téléphone fixe mais leur rapporte beaucoup plus ^^

Après un an de travail acharné avec des développeurs et une designeuse, des dizaines d’heures de démarchage, Abracada’Vrac est lancé à Lyon ce mois de juin !! Avec déjà 600 utilisateurs lyonnais et une quinzaine de boutique pour l’instant.

Le prochain lancement aura lieu à Paris, fin octobre. Le but est qu’Abracada’Vrac puisse être utilisé partout en France, en Suisse et en Belgique d’ici fin 2018.

Pour l’instant, Abracada’Vrac n’est pas une appli, mais un site web disponible sur ordinateur et sur téléphone. Tout est fait pour que l’utilisation sur téléphone soit identique à l’expérience que l’on peut avoir sur une appli, à cela près qu’il faut internet pour qu’elle fonctionne. On peut même installer une icône de raccourci sur son téléphone!

Voici l’adresse du site: www.abracada-vrac.com  

Plus il y a d’inscrits et plus vite les commerçants rejoindront le mouvement, alors Jeanne compte sur la motivation des Lyonnais!!

Vertuose : entrepreneur Zéro déchet de mai

L’entrepreneur zéro déchet mis à l’honneur pour ce mois de mai est : Guillaume, président-fondateur de VERTUOSE.

Guillaume, de vertuose

Vertuose

Vertuose est une jeune start-up lyonnaise qui agit pour sensibiliser les entreprises, les collecteurs et les individus aux gestes de la transition écologique et de l’économie circulaire.

En France, 30 millions de produits électriques et électroniques dorment dans nos chaumières. L’ambition de Vertuose est de récupérer ces objets, de les réparer si besoin pour être réutilisés par d’autres et leur donner ainsi une deuxième vie.

Le processus se fait en trois temps :

  1. La collecte de produits, les entreprises étant les sources d’approvisionnement clés.
  2. Le tri & la réparation auprès leurs partenaires. Ressourceries, recycleries et ateliers de réparations trient, réparent voire remettent sous garantie ces objets pour les revendre d’occasion dans leurs propres magasins.
  3. Vente via le site Internet qui permet aux partenaires de proposer leurs produits en ligne.

Ce projet répond au triptyque du développement durable :

  • Écologique : en évitant la surconsommation de matières premières et en favorisant ainsi l’économie circulaire. Renforcement de la filière de recyclage en évitant le stockage en déchèterie sauvage et en favorisant ainsi la traçabilité.
  • Social : les entreprises sont majoritairement des entreprises de réinsertion ; donateurs et acheteurs peuvent échanger sur la nouvelle vie d’un produit.
  • Économique : en redonnant du pouvoir d’achat au consommateur.

Vertuose met aussi en avant la consommation locale, en effet, même un acteur passant par le site internet est redirigé automatiquement dans les magasins de sa région.

 

Logo de vertuose, un croisement de gouttes jaune et bleue donnant du vert

 

 

Site internet :

Joyeux anniversaire Zéro Déchet Lyon !

Zéro Déchet Lyon a un an déjà ! Il est temps de faire un bilan sur cette première année d’existence de l’association. Bilan tout à fait satisfaisant ! En effet l’association se porte plutôt bien : né comme le premier groupe local de Zero Waste France, aujourd’hui nous avons pas moins de 155 adhérents, une quarantaine de bénévoles actifs et plus de 3000 personnes qui suivent la page Facebook.

Au cours de l’année, nous avons organisé de nombreuses initiatives, toujours dans le but d’aller vers une société zéro déchet : formations, conférences, ateliers, sans compter notre présence lors d’évènements comme le salon Primevère. Il ne faut pas oublier non plus l’initiative MCMD (Mon Commerçant M’emballe Durablement), qui continue à connaitre un grand succès. Parmi d’autres activités devenues désormais une habitude, on peut mentionner également les apéros mensuels zéro déchet et les ateliers Faire soi-même. La sensibilisation à la réduction des déchets s’est accompagnée d’une  intense activité de réseautage auprès des entrepreneurs engagés dans cette même mission : à ce jour nous suivons 25 porteurs de projets. Nous sommes également en train de mettre en place un service d’accompagnement pour toute structure qui veut être suivie dans la diminution de ses déchets. Last but not least, on est très heureux d’avoir accueilli parmi nous notre  premier service civique, Emma, qui travaille avec nous pendant 8 mois.

Mais on ne va pas s’arrêter là ! En plus  de renforcer les projets en cours, nous souhaiterions atteindre de nouveaux objectifs pour la prochaine année : trouver un local, améliorer la gestion des bénévoles et créer un emploi dans les années à venir. On veut également créer un groupe dédié au plaidoyer pour intervenir auprès de la métropole de Lyon en proposant un plan de gestion des déchets alternatif. Du côté de la comm’ nous souhaiterions toucher un public différent de celui auquel on s’adresse habituellement, en prenant part à des évènements pas forcement en lien avec l’environnement (comme le Challenge Central Lyon), tout en continuant à tisser encore plus de liens avec d’autres associations et entrepreneurs…

Bref, plein de nouveaux challenges en vue pour ce 2017 ! Etes-vous prêts à nous suivre  ?

McDonald’s : une politique déchets à contre-courant de l’économie circulaire

Cet article a initialement été rédigé  par Zero Waste France et publié sur leur site. Nous le relayons.

En tant que principale chaîne de restauration rapide, premier franchiseur, second employeur privé à travers le monde, premier distributeur de jouets (via les Happy Meal™) et l’un des principaux clients de l’industrie agro-alimentaire, McDonald’s marque de son empreinte l’économie mondiale, mais aussi l’environnement. Si la multinationale est déjà sous le feu des critiques pour ses pratiques fiscales, sociales, voire anticoncurrentielles, ses pratiques environnementales en matière de gestion des déchets n’avaient pas encore fait l’objet d’un examen approfondi, notamment en France, deuxième marché mondial de l’enseigne en termes de chiffre d’affaires juste derrière les Etats-Unis.

A l’occasion de l’assemblée générale annuelle de McDonald’s à Chicago, Zero Waste France publie un rapport qui analyse la politique déchets de l’enseigne : modèle du tout jetable, faible taux de recyclage et absence de transparence dans les données communiquées.. les marges de progrès sont importantes pour McDonald’s France !

Déchets de McDonald’s : des résultats en régression

Le principe du tout-jetable sur lequel est fondé le modèle d’entreprise de McDonald’s est responsable de la production d’une quantité considérable de déchets : chaque minute, l’entreprise utilise près de 2,8 tonnes d’emballages jetables pour servir ses clients à travers le monde, ce qui représente 115 tonnes d’emballages jetés par jour en France (soit plus d’1 kg par seconde !). Malgré les  actions d’éco-conception mises en avant par l’entreprise dans son plan déchets, la production totale de déchets de McDonald’s semble être en augmentation en France, de l’ordre de 20% entre 2013 et 2015.

Du côté du recyclage, l’entreprise affiche des chiffres en baisse : de 26,5% de recyclage en 2013 à 25% en 2015. Le tri ne semble toujours pas généralisé à l’ensemble des restaurants en France.

Enfin, la proportion des déchets organiques dans le total des déchets produits par McDonald’s a augmenté de 13 à 20,3% entre 2013 et 2015. La plupart des ingrédients utilisés par l’entreprise ne nécessitant pas d’étape de préparation supplémentaire en cuisine, on peut estimer qu’une part importante de ces déchets correspond à du gaspillage alimentaire, qui aurait ainsi considérablement augmenté en deux ans.

Une politique à “géographie variable”

La politique déchets de McDonald’s se caractérise par ailleurs par des mesures à « géographie variable », malgré des menus et un service standardisés à travers le monde.

Ainsi, seuls 25% des déchets produits par McDonald’s en France sont recyclés alors que dans des pays européens voisins (Allemagne, Belgique, Pays-Bas), l’entreprise affiche des taux de recyclage de plus de 90%. 

La logique est la même pour la composition des emballages. McDonald’s a abandonné les boîtes de sandwiches en polystyrène (1990) et les gobelets en polystyrène (2013) aux Etats-Unis, en raison de l’impact environnemental de ce matériau. En revanche, l’enseigne continue d’utiliser le polystyrène dans de nombreux autres pays, notamment en Chine. Une pratique dénoncée par plusieurs associations qui demande à McDonald’s, à l’occasion de l’assemblée générale du groupe, de bannir l’utilisation du polystyrène partout dans le monde.

Un Manque de transparence

La politique déchet de McDonald’s France se caractérise également par une certaine opacité. Ainsi, contrairement à d’autres filiales comme McDonald’s Allemagne, l’enseigne ne communique ni la quantité de déchets produits par ses restaurants chaque année, ni le nombre de restaurants ayant mis en place le tri.

Zero Waste France a ainsi adressé un courrier à l’entreprise pour demander que soient communiqués ces données. De nouvelles réglementations sont en effet entrées en vigueur ces dernières années qui obligent les entreprises à trier les déchets organiques et les déchets recyclables en papier carton au delà de certaines quantités. Un respect des réglementations que les clients de l’enseigne devraient être en mesure de vérifier.

Le secteur de la restauration rapide A l’Heure de l’économie circulaire

Le rapport dresse en conclusion un certain nombre de recommandations pour diminuer les quantités de déchets produits par McDonald’s France, allant de l’utilisation de vaisselle réutilisable pour les repas sur place à la généralisation du tri dans tous les restaurants. Si McDonald’s porte une responsabilité particulière en matière de production de déchets au regard de sa taille et de ses activités, ces recommandations s’adressent également aux autres acteurs du secteur de la restauration rapide, dont le modèle repose souvent sur le tout-jetable.