Indice de réparabilité

Dans le cadre de la loi anti-gaspillage promulgué le 10 février 2020, un nouvel arrêté datant du 29 décembre dernier annonce la mise en place de l’indice de réparabilité sur les appareils électroniques et électroménagers. L’objectif est de sensibiliser et d’inciter les consommateurs·rices à réparer leurs appareils plutôt que de racheter neuf, en informant sur la réparabilité de l’appareil. En passant par la réparation avant le recyclage, de nombreuses tonnes de déchets pourraient ainsi être évitées. Car si réparer un objet était auparavant inscrit dans les mœurs, notre société moderne de (sur)consommation à rapidement pris l’habitude de jeter et de remplacer les objets sans penser à leurs cycles de fin de vie…

Pour lutter contre l’obsolescence programmée, le Ministère de la Transition Écologique a négocié pendant ces deux dernières années avec plusieurs associations écologistes et de consommateurs, constructeurs, réparateurs et autres organismes publiques. L’article 16 L.541-9-2 du code de l’environnement oblige désormais les fabricants à inscrire l’indice de réparabilité sur une sélection de cinq objets électroniques et électroménagers :

  • Smartphones
  • Téléviseurs
  • Ordinateurs portables
  • Lave-linge à chargement frontal
  • Tondeuses à gazon

Ce nouvel arrêté qui priorise la réparation plutôt que le recyclage, va être mis en place tout au long de l’année 2021. Autrement dit, avant 2022, les fabricants ne pourront pas être sanctionnés pour manque d’affichage de l’indice de réparabilité. Par ailleurs, la liste des objets sélectionnés devrait évoluer au fur et à mesure : four, frigidaire, lave-vaisselle etc. auront également le droit à leur indice de réparabilité.

Avec cette nouvelle loi, le gouvernement espère augmenter de 20 % le nombre d’objets réparés mis sur le marché. C’est à dire que d’ici 5 ans, il devrait y avoir 60 % d’objets réparés. Cela permettrait de réduire le gaspillage des matières premières qui sont surtout composées de terres rares et de composants très polluants.

Quel système de notation ?

Ce sont les constructeurs eux-mêmes qui s’auto-évalueront à partir d’une grille d’évaluation fournie par l’ADEME* et ce sont les réparateurs qui pourront faire office de contrôle en vérifier les déclarations des fabricants.

La fiche de notation est composée de cinq critères divisés en sous-critères ramenés sur une note final sur 10 :

  1. Documentation : celle-ci peut être destinée au consommateur ou au réparateur. Cela peut être une notice, un schéma, des instructions, des conseils d’utilisation/d’entretien…
  2. Démontabilité, outils et fixations : les outils nécessaires à la réparation sont-ils spéciaux ou communs ? Faciles à démonter, les fixations sont-elles amovibles ?
  3. Disponibilités des pièces détachées et délai de livraison : les pièces sont-elles facile d’accès en France ? Si non, combien de temps il faudra attendre pour en avoir ?
  4. Prix des pièces détachées : d’après l’ADEME, si la réparation est supérieur à 30 % de la valeur d’achat de l’appareil, le consommateur ne va pas le réparer mais racheter neuf.
  5. Critères spécifiques à la catégorie d’équipements concernée : Y a t-il un système d’exploitation, une assistance gratuit à distance, est-il de seconde-main, est-il possible de reprogrammer l’appareil… ?
Fiche de notation. Source : Le Monde

En fonction de la note attribuée, une signalétique de couleur allant du rouge au vert est assignée à la note afin que celle-ci soit bien lisible et visible.

Charte graphique du Ministère de la Transition Écologique

Or, si le consommateur va pouvoir comparer la réparabilité d’un objet à un autre avant de l’acheter, cela ne veut pas dire qu’il sera facile de le réparer soi-même… De plus, si les fabricants se contentent simplement d’avoir la moyenne, l’indice de réparabilité pourrait s’avérer être inutile…

Dans tous les cas, c’est un petit pas en avant pour lutter contre l’obsolescence programmée. D’ici 2024, la loi AGEC* prévoit de remplacer cet indice par l’indice de durabilité, plus complet et surement plus fiable.

Où réparer ses objets sur la métropole de Lyon ?

Voici une liste non exhaustive de bonnes adresses :

Toutes les bonnes adresses en ligne :

GLOSSAIRE :

ADEME : Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie

Loi AGEC : Loi anti-gaspillage économie circulaire

Sources :

Indicereparabilité.fr

Le Monde

2 commentaires sur « Indice de réparabilité »

  1. Merci pour cette information importante.
    Pourquoi ne pas la retrouver sur les autres sites « zéro déchet Paris, Besançon, etc
    Ne travaillez vous pas ensemble.

    1. Merci pour votre commentaire !
      Nous travaillons en réseau (réseau animé par Zero Waste France) mais sommes des entités indépendantes, qui faisons nos propre choix associatifs. Cela ne nous empêche pas de nous inspirer des uns des autres et d’échanger régulièrement.
      Belle journée,
      l’équipe ZDL

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